Dossier complet jardin et sangliers

 

Répulsifs anti-sanglier, quelle efficacité ?

Il existe sans doute autant de répulsifs à sanglier, avérés ou supposés, que de grands-mères dans notre beau pays. Et il est impossible d’avoir une opinion sur tous, faute d’avoir pu tous les essayer. De plus, l’efficacité réelle ou supposée de ces produits est difficile à établir car elle dépend de facteurs nombreux, y compris psychologiques...

 

La stratégie du répulsif anti-sanglier

Commençons pas dire que le recours aux répulsifs contre les sangliers pose un certain nombre de limites : leur degré d’efficacité initiale et la durabilité de celle-ci dans le temps, leur coût à moyen et long terme, leur disponibilité et leur impact sur l’environnement. Prendre le parti d’utiliser des répulsifs, c’est faire le choix d’une réponse rapide à mettre en œuvre, qui ne nécessite pas de gros investissements et qui ne mange donc pas de pain. Il n’y a pas grand-chose à perdre à essayer. Cependant, c’est une solution non pérenne qui doit être renouvelée perpétuellement avant qu’elle ait perdue totalement son efficacité, notamment à cause des pluies qui diluent ou lessivent les principes actifs. La recherche du produit et son coût représente donc une dépense d'argent et/ou de temps perpétuelle. Ce n’est jamais une manière définitive de résoudre le problème des intrusions de sanglier d’autant que la prolifération risque de s’intensifier dans les années à venir.

 

Quels sont les répulsifs anti-sangliers ?

On peut séparer d’emblée les répulsifs spéciaux proposés dans le commerce de ceux que l’on peut constituer soi-même.

 

Les répulsifs du commerce

Les répulsifs directs : Disponibles en granulés, laque ou bâtonnets, ils sont désormais étudiés pour ne pas poser de problèmes environnementaux. Leur durée d’action est relativement longue (2 à 6 mois en moyenne, mais c’est fonction de la météo), et consiste à diffuser une odeur désagréable pour les sangliers. A ce propos on peut se demander ce qu’est une odeur capable de faire fuir les sangliers sachant que ces derniers ne dédaignent pas de se nourrir de cadavres en putréfaction. Attention à ne pas utiliser des répulsifs dégageant un parfum qui soit en premier lieu répulsif pour l’homme, ce qui pourrait poser des problèmes de voisinage. Les répulsifs dits « bio » contiennent le plus souvent du géraniol, et des huiles d’épices (piment…). L’inconvénient est leur prix et leur durabilité.

 

Les répulsifs indirects : il existe également une catégorie de répulsifs sous forme de granulés appétissants que les sangliers ingèrent et qui leurs causes de nombreuses irritations dans la gueule et l’appareil digestif. Ces répulsifs sont donc censés éloigner les animaux par un effet d’apprentissage et de mémorisation. Le sanglier doit être amené à se dire, dans sa petite tête de suidé : « les aliments que je trouve ici sont toxiques donc je ne viendrai plus m’y nourrir ». C’est une stratégie qui prend le parti d’attirer les sangliers pour mieux les éloigner, un peu comme les pièges à bière pour les limaces (une alcoolique notoire). Ces pièges marchent bien car ils sont très attractifs. La question que l’on peut alors se poser est la suivante : « Est-ce que je suis en train piéger les limaces présentes dans mon jardin, ou celles que j’attire de l’extérieur ? » En gros, y-a-t-il vraiment un intérêt à attirer les animaux nuisibles, même si c’est dans l’objectif de les éloigner définitivement ? Cela devient du billard à trois bandes.

 

Les répulsifs sonores : il s'agit le plus souvent d'effaroucheurs à ultra-sons, à propos desquels nous n’avons-nous-même, que peu d'expérience. Il s’agit de dispositif envoyant des sons aléatoires à haute fréquence (15 à 30 kz). De spectre large, un seul appareil est censé faire fuir à la fois les sangliers, mais aussi les chevreuils, cerfs, lapins… Autant dire tout ce qui vit dans le coin. Le seul conseil à donner à l’attention de ceux qui souhaiteraient les essayer c’est d’éviter les gadgets made-in-China-pas-chers et de se tourner vers du matériel professionnel, à destination des agriculteurs. Le sujet est intéressant car les portées de certains appareils, avec un budget de moins de 200€, semblent couvrir des distances qui vont bien au-delà des dimensions d’un grand jardin (jusqu’à plusieurs hectares !). La question à se poser concerne l’impact que peut avoir à court et à long terme ce genre d’appareil sur le reste de la faune sauvage, mais aussi les humains, les chiens, les chats, le bétail (dont les cochons !), les vers de terre, les poules…

 

Il existe également une gamme d’effaroucheurs sonores à gaz, qui génèrent des détonations séquentielles à répétitions (toutes les x minutes). Attention, il s’agit de matériel agricole, à placer dans les champs, c’est-à-dire dans des zones isolées, qui engendre des sons semblables à un coup de fusil. Pour la paix des ménages, et afin de maintenir des relations de voisinage harmonieuse nous vous déconseillons absolument le recours à cette technique. D’autant que dans le cadre du sanglier, il s’agit d’une utilisation nocturne. Or c'est généralement à ce moment précis que les gens dorment...

 

Trucs et astuces de grands-mères

Fruit de l’imagination débordante de plusieurs générations de grands-mères, mais aussi de grands-pères, les répulsifs anti-sangliers empiriques sont légions. La question de leur intérêt réside dans une subtile équation à plusieurs inconnues, tenant compte de leur efficacité réelle ou initiale, leur durabilité, leur impact environnemental, leur nuisance, leur facilité d’utilisation, leur légalité, leur coût de revient et leur disponibilité. Parmi ces fameux trucs, citons pêle-mêle:

 

 

- Les matières organiques humaines ou animales : les poils de chien, les cheveux, l’urine…

Les matières organiques humaines ont une réelle efficacité de répulsion. Les cheveux marchent bien mais se dispersent rapidement avec le vent et la pluie. En fouillant le sol, les sangliers se les collent sur le groin. C'est un système beaucoup utilisé dans les oliveraies espagnoles. L'urine fonctionne assez bien aussi, déposée dans des récipients (boites de conserve...) enterrées jusqu'à ras bord dans le sol et protégées de la dilution causée par la pluie par un couvercle ou une pierre. Cependant ces répulsifs doivent être renouvellés fréquemment et il y a un risque que les sangliers finissent par s'y habituer, notamment si l'appétence est plus forte que la sensibilité.

 

- Les produits issus de l'industrie, souvent très polluants : la naphtaline, l’ammoniaque, le gasoil…

 

- Les « barrières » physiques : un tuyau jaune étalé sur le sol, une bonne épaisseur de grillage tressé posée à plat sur le sol (ils se prennent les pattes dedans), une clôture en rubalise, un éclairage à détection automatique (inefficace), un chien (pas toujours dissuasif)…

 

- Le tir à la carabine : plutôt dangereux et relativement illégal, surtout la nuit…

 

- Et puis des vertes et des pas mûres...

 

Qu’on y croit, qu’on y croit pas, le principal problème des produits répulsifs à sanglier, c’est qu’en général, tous les témoignages concordent à ce sujet, les animaux finissent pas s’y habituer et à revenir tôt ou tard, sur les lieux de leurs forfaits.

 

Pour protéger votre jardin, découvrez notre système anti-sanglier. Il est facile à mettre en oeuvre sur votre grillage et très efficace. Vous pouvez le poser vous-même ou le faire installer par un professionnel. Plus d'infos sur ce dispositif en cliquant sur le lien ci-dessous :

Le renfort anti-sanglier Bio Jardin Services

 

Les autres pages du dossier spécial sangliers :

 

Les catégories de répulsifs à sanglier

Répulsif à sanglier

Répulsif direct

 

Produit répulsif anti-sanglier direct

Croquettes répulsives

 

Effaroucheur sanglier ultra-sons

Effaroucheur à gibier à ultra-sons. Surface couverte 2ha.

 

Canon effaroucheur agricole à gaz propane

Canon effaroucheur agricole à gaz propane.

Repulsif peau de sanglier

Un truc parmi d'autres... sans doute un peu odorant.