Comment devenir jardinier professionnel et se mettre à son compte ?

Se reconvertir et devenir jardinier indépendant, c’est possible !

Je l’ai fait alors pourquoi pas toi ? 

 

Salut !

Si tu as le projet de devenir jardinier indépendant et de te mettre à ton compte, tu as sans doute du mal à trouver des informations pertinentes qui vont au-delà de la simple énumération des formations et des diplômes existants. Si c'est le cas, en venant ici, tu as fait bonne pioche. Sur ce site, tu vas trouver une mine d'infos, de conseils et d'astuces pour t'aider à franchir le cap et à réaliser ton projet dans les meilleures conditions. Ici je partage mon expérience de jardinier pro, parti de rien, afin d'aider tout ceux qui souhaitent emprunter le même chemin à le faire dans la sérenité, tout en sachant à quoi s'attendre. J'y mets toutes les infos que j'aurais bien aimé trouver lorsque je me suis lancé et qui m'auraient sans doute évité bien des tracas et des pertes de temps. Mais avant ça, une petite présentation s'impose !

 

Introduction... introductive

Tu es ici sur une des pages du site de ma petite entreprise, Bio Jardin Services. Cette société microscopique est le fruit de la reconversion et du projet d’un seul homme, (moi !) dont la formation initiale n’a rien à voir avec le paysagisme. Je ne rentrerai pas ici dans les égarements qui ont façonnés mon parcours, mais il est certain que ces errements, comme la plupart des errements de jeunesse, ont été un cheminement nécessaire à mon accomplissement. Il n’est donc jamais trop tard pour devenir jardinier et rien ne t’empêches de le devenir à ton tour, ça c'est sûr !

Tu peux trouver sur ce site de nombreuses pages consacrées au jardin : Les articles de jardinage

Je me présente, je m'appelle Benoit...

Eh oui, je m'appelle Benoit, j'ai 46 ans, et je suis depuis 2012, le dirigeant de ma petite entreprise d'entretien de jardin. J'ai décidé d’embrasser la carrière de jardinier à trente ans, c’est-à-dire plutôt sur le tard. J’ai choisi cette activité par volonté de trouver une activité rémunératrice et porteuse, correspondant à mon goût pour l’indépendance et la liberté mais aussi à mon intérêt pour le jardinage et les plantes. En gros, c’est le cliché du type qui veut travailler à l’extérieur, loin d’un bureau et sans chef sur le dos. En gros, c’est comme toi.

Ah tiens, au fait ! Une petite précision s’impose d’emblée : le métier de jardinier est physique. L’utilisation d’outils lourds et bruyants, le chargement et le déchargement des déchets verts ou de matériaux, le piétinement et les allers-retours, les travaux pénibles de type piochage ou conduite de brouette chargées «ras-la-gueule » sont difficiles et usants. Bref, au jardinier, il faut de l'énergie, c'est rien de le dire. Il est évident que démarrer ce métier jeune est un avantage. A l’âge de quarante ans, nombreux sont les jardiniers qui pensent déjà à se reconvertir… Dans mon cas, c'est ce qu’on pourrait appeler la « reconversion du reconverti ». Précisons au passage qu’il est alors bon d’avoir eu la volonté de créer une entreprise, comprenant des salariés sur lesquels on peut s’appuyer afin de déléguer les travaux les plus éprouvants (c’est-à-dire tous...) et de se concentrer sur les devis, la gestion... On change alors de métier, de jardinier, on devient chef d'entreprise. C'est un autre métier, pas forcément passionnant.

J’ai commencé mon activité du jour au lendemain en 2007, par le biais des Chèques Emploi Services Universels (CESU) qui permettent à n’importe qui de se prétendre jardinier et de se lancer sans formalité dans le métier. Petits travaux, tonte et tailles faciles ont été mes premiers chantiers. Puis petit à petit, gagnant en expérience et en connaissances, j’ai élargi le champ de mes compétences et celui de mes prestations jusqu’à devenir un jardinier accompli. J’ai travaillé ainsi durant cinq ans, ce qui m’a permis d’éprouver mon projet et de lancer l’activité sans risque et sans gros investissement. Après avoir trouvé mon rythme de travail et bénéficiant d’une clientèle prête à me suivre, j’ai créé la société Bio Jardin Services en 2012, sous la forme d’une EURL, officiellement agréée en préfecture dans le cadre du Service à la Personne. C'une entreprise unipersonnelle dont je suis le seul maître à bord. Le but était de pouvoir déduire les frais inhérents à l’activité qui grossissait et de faciliter mon organisation. Il était grand temps de séparer compte pro et compte perso... Durant près de sept ans, j’ai travaillé uniquement tout seul, et ce n’est qu’en 2014, à mesure que le volume de travail s’est amplifié que j’ai décidé de recruter un collaborateur à mi-temps. Dieu soit loué, c'est un bon et on s'entend bien.

Après 10 ans d’activité, la société recense à ce jour une petite centaine de clients, pour la plupart fidèles, pour un chiffre d’affaire moyen de 80 000€ / an équivalents à seulement quatre jours d’activité par semaine pour deux jardiniers. Je dois préciser que la petite spécificité de mon profil c'est que je consacre un jour par semaine à l’écriture d’articles de jardinage pour la PQR, presse quotidienne régionale (Midi Libre, Dépêche du Midi, Centre-Presse...). Je ne suis donc dans les jardins que du mardi au vendredi.

Article en relation: Jardiner en Services à la Personne

Puisque j’ai réussi cette reconversion, et n’étant pas un féru des démarches administratives ni de la gestion d’entreprise, il est évident qu’elle est accessible à tout le monde, sans nécessairement passer par la case des diplômes des espaces verts. Il n’est pas indispensable de créer une société, car il est possible de rester sous le mode des CESU, mais la forme de l’entreprise facilite le passage à une activité plus intense, mieux reconnue, sous un aspect plus crédible et plus sérieux. Mine de rien, ça compte.

Cette page introductive et généraliste, sera sans aucun doute suivie de nombreuses autres publications spécifiques, destinées à te faire partager mon expérience et t'aider, en entrant dans les détails les plus insignifiants, à te lancer dans ce métier de passion.

Voilà, c'en est fini de la petite introduction. La suite de cet article est une présentation générale de ce qui t'attends si tu souhaites devenir jardinier. Une petite mise en bouche, en quelque sorte...

Bonne lecture.

 

Des compétences requises

Attention, pour se prétendre jardinier, il ne suffit pas de savoir tondre une pelouse. Les clients qui font appel à un jardinier prétendument professionnel attendent de lui conseils, expertises et connaissances ainsi que du matériel et une logistique qu’il pourra mettre à leur service. C'est exactement la même chose que s'ils faisaient appel à un plombier pour changer un robinet ou un chauffagiste pour poser une chaudière. C'est un métier à part entière, réclamant connaissances techniques et savoirs théoriques qui s’affinent à mesure que le jardinier gagne en expérience. D’autant que le jardinage est tout sauf une une science exacte, car les plantes sont soumises à des conditions de cultures propres à chaque région, chaque ville et même chaque jardin. Ce qui est valable ici ne le sera pas forcément là-bas. L'humilité est de rigueur, et il faut apprendre à asséner ses certitudes avec précaution. La curiosité et la passion sont deux moteurs essentiels qui doivent te pousser à mettre le nez dans les livres et surfer sur le net afin de chercher sans cesse à te remettre en question, à améliorer tes connaissances, à apprendre de tes expériences et à acquérir les compétences nécessaires à l’exercice de ce métier de manière sérieuse, responsable et rigoureuse. C’est possible puisque je l’ai fait.

 

Paysagiste ou jardinier ?

Soyons clairs, francs et honnêtes, jardinier et paysagiste sont deux métiers proches, mais distincts. Loin d’être minime, la différence est la suivante : le jardinier entretien le jardin, quand le paysagiste le crée. C’est la différence qu’il y a entre un architecte et un maçon, et il n'y a aucun jugement de valeur dans ces propos. Le premier pense et prévoit, quand le second exécute. Le paysagiste ne tond pas la pelouse, ne taille pas les haies, il dessine, (ré)aménage et organise un jardin. Ce que le paysagiste imagine, le jardinier le rend concret puis l’entretient. Paysagiste est un métier qui exige des connaissances pointues, de l'ingéniosité, de la créativité et du goût, ce qui n’est pas à la portée du premier pékin venu. Dans un premier temps donc, reste humble, proclame-toi jardinier, mais certainement pas paysagiste. C’est dans ton intérêt car rien n’est pire pour la publicité qu’un chantier un peu trop ambitieux raté pour causes de lacunes, pour ne pas dire d'incompétences. Je le dis avec d’autant plus de facilité que je ne prétends pas être moi-même paysagiste. Je ne suis qu’un humble jardinier !

 

Se former ou être formé ?

Il y a deux moyens de devenir jardinier : la formation professionnelle et l’autoformation.

La première, officielle et institutionnalisée, reste la voie royale qui fournit, quasiment clefs en mains, de l’expérience et de nombreux savoirs théoriques, permettant l’accès à des possibilités professionnelles vastes. C’est évidemment la seule filière diplômante, attestant (en principe) un niveau de compétence qui facilite énormément l’embauche en entreprise. C’est la voie à privilégier pour tous les jeunes passionnés de plantes et de jardin qui savent déjà ce qu’ils souhaitent faire et désirent embrasser cette carrière en passant par la case salarié. Le salariat est sans conteste, à condition qu’il se fasse dans une entreprise gérée par des gens intelligents et soucieux de transmettre leur savoir, ce qui ne court pas les plates-bandes, le moyen d’acquérir une expérience professionnelle qui sera extrêmement précieuse au moment de se mettre à son compte. Non seulement au niveau des compétences purement botaniques ou techniques, mais aussi au niveau de l’organisation de l’entreprise et de la manière de travailler.

La filière inclut des formations de niveau CAP (CAP, BPA), niveau Bac (Bac pro, Bac techno) et niveau Bac + (BTSA…) qui peuvent tous être complétées par des Certificats de Spécialisation (CS). Elle est également accessible par le biais de formation professionnelles pour adultes, notamment par l’AFPA.

Ainsi par exemple, la formation d’ouvrier du paysage à l’Afpa est étalée sur sept mois et inclut 1085 heures d’enseignement. C’est une formation qualifiante de niveau 3 (BEP/CAP) qui permet par la suite, à priori de se lancer dans la carrière.

Malheureusement, passé un certain âge, faute de temps, de moyens ou simplement faute de posséder les diplômes ou les équivalences requis pour rejoindre la filière, il n’est pas toujours possible de suivre cette voie royale. Si c'est ton cas et que tu souhaites devenir jardinier(e), tu dois alors envisager de te former de manière autodidacte et de te mettre à ton compte. C’est la voie la plus difficile, la plus exigeante, la plus risquée, mais c’est aussi la plus gratifiante.

C’est possible puisque je l’ai fait.

 

Devenir jardinier indépendant, un chemin de croix ?

Pour se mettre à son compte, il faut distinguer deux « chantiers » complètement différents, qu’il faut pourtant mener de front : l’acquisition des connaissance relatives au métier (plantes, techniques de travail…) et la gestion d’une entreprise, ou tout du moins, d’une activité indépendante.

L’acquisition des connaissances, absolument indispensables pour se prétendre professionnel et ne pas passer pour le derniers des esbrouffeurs devant les clients dépend de toi, et uniquement de toi. Ne sous-estime pas cet aspect, c’est celui qui fait la différence entre un bon et un mauvais jardinier. Il y a de nombreux moyens de trouver des infos et des savoirs théoriques sur les plantes et le métier, j’aurai l’occasion d’y revenir.

L’aspect entreprise, ou travailleur indépendant, englobe un tas de de spécificités qui vont caractériser la manière dont tu vas parvenir à te lancer :

- choix du statut : entreprise, auto-entrepreneur ou chèque emploi-services.

- choix du fonctionnement : entreprise en Services à la Personne affiliée à la Sécu (afin de faire bénéficier tes clients d'un crédit d'impôt) ou bien entreprise paysagère affiliée à la MSA (Mutuelle Sociale agricole) afin de s'affranchir du cadre strict des activités autorisées en SAP.

- démarches à effectuer : déclarations (Centre de Formalité des Entreprises, Urssaf...), démarches diverses (banque, assurances...)

- organisation administrative: comptabilité, mise en place de la facturation, des devis, la communication…

- organisation logistique : véhicule, dépôt, gestion des déchets verts, matériel et outillage…

On aura l'occasion d'y revenir.

 

Pour démarrer, le parcours qu’il faut emprunter est généralement toujours le même:

- Effectuer les démarches nécessaires pour lancer et officialiser l’activité.

- Définir les travaux que tu souhaites être en mesure d’effectuer chez tes clients.

- Acheter le matériel en conséquence.

- Communiquer, dans tous les sens du terme, pour faire connaître ton activité.

- Effectuer tes premiers chantiers

- Modifier éventuellement ton organisation selon les premiers retours d’expérience.

On aura l'occasion d'y revenir

 

Les premiers mois d’activité sont cruciaux, et ils sont bien entendu les plus difficiles. Le temps que la clientèle se fasse et que les chantiers affluent, il faut avoir les reins suffisamment solides pour supporter les maigres rentrées d’argent, malgré les dépenses inhérentes à l’activité. Un petit pécule est évidemment indispensable, et l’ouverture à la banque d’un compte professionnel assorti d’un petit (ou d’un gros) crédit permettant l’achat du matériel de base est souvent la seule solution.

Outre les compétences et le savoir-faire, la réussite en début d’activité tourne bien évidemment avant tout autour de la communication et de la manière dont tu vas te faire connaître. A ce petit jeu-là, tous les moyens sont bons (ou presque). Et autant te prévenir, selon le profil de tes clients, tout rentre en ligne de compte : ta personnalité, ta culture générale, ton aspect, ta réactivité, l’état et la qualité de ton matériel, l’attractivité de tes supports de communication, ta politique commerciale... Le moindre détail peut avoir une influence sur la réussite de ton entreprise, surtout au début. Le premier rendez-vous du devis est un moment crucial où tous ces aspects vont rentrer en ligne de compte et joyeusement se télescoper dans la tête du client. Il va devoir choisir entre plusieurs jardiniers, et son choix ne se portera pas forcément sur le moins cher, loin de là. Tout compte : la fermeté de ta poignée de main, l’intensité du regard, la rapidité à envoyer le devis, bref tout. Tu n’as même pas idée !

 

Et la suite ?

La suite de cette petite introduction paraitra prochainement sur ce site. J'espère pouvoir y apporter toutes les informations dont tu as besoin pour réussir ton projet. Il est fort possible que je finisse par tout regrouper sous la forme d'un E-book. D'ici là, si tu veux être prévenu de la parution des nouvelles pages et des mises à jour, envoie-moi un mail à l'adresse ci-dessous. Et si tu as des questions, n'hésite pas à me les poser, cela me permettra d'orienter mes articles vers les sujets importants.

Bon courage !

Benoit C. - Dirigeant de Bio jardin Services

 

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